BANGLADESH Chakaria

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Programme de lutte contre le handicap lié au rachitisme dans la région de Chakaria
 
 
Historique de l’action

1998
AMD est alertée par une augmentation importante de cas de rachitisme au Sud-Est du Bangladesh.

1999
Deux enfants sont opérés à Grenoble.

2001
AMD débute avec Kinésithérapeutes du Monde un programme de formation de kinésithérapeutes à Chakaria.

2002
AMD crée une consultation du rachitisme et du handicap moteur de l'enfant, élaborent des protocoles de traitement. Certains enfants sont opérés sur place par des orthopédistes français.

2003
Un atelier d'appareillage est construit. Des études sont lancées pour mieux identifier les causes de ce rachitisme. Poursuite des opérations chirurgicales.

2004
Un centre de consultations est construit. Un groupe international de convergence sur le rachitisme est créé.

2006
Un séminaire sur le rachitisme est organisé à Dacca.

2007
Un véritable programme de prévention et de dépistage précoce du rachitisme est mis en place.




Historique du projet :

Dans la région côtière de Cox's Bazar, au Sud-Est du Bangladesh, une nouvelle maladie est apparue il y a une trentaine d'années.

C’est un rachitisme sans carence vitaminée, dû à des problèmes
nutritionnels complexes, principalement un manque de calcium dans l'alimentation.


Ce rachitisme entraîne des déformations des jambes qui peuvent à terme rendre la marche impossible. C’est une cause supplémentaire de handicap, dans un pays qui compte déjà 10 % d’enfants handicapés. Ces enfants sont véritablement exclus de la société : analphabétisation, chômage, recours à la mendicité, impossibilité de fonder une famille...

Aide Médicale et Développement se bat depuis 2001 pour la cause de ces enfants.



Les priorités du programme de lutte contre le handicap au Bangladesh

Un centre du handicap de l’enfant a été créé par AMD. Il comprend un bâtiment de consultations et de kinésithérapie ainsi qu’un atelier d'appareillage. 4 kinésithérapeutes, 4 travailleurs sociaux et 3 appareilleurs ont été formés par AMD en collaboration avec Kinésithérapeutes du Monde. Ils travaillent dans le centre sous la responsabilité d'un administrateur bangladeshi.

Un recouvrement des coûts équitable : l’autonomisation financière du centre est un de nos objectifs. Elle s’appuie sur la participation des familles aux coûts des soins, en fonction de leurs moyens financiers. Le centre propose aussi des soins payants de kinésithérapie pour adultes. Enfin, un minibus utilisé pour le transport des enfants opérés est aussi loué pour des activités ne dépendant pas du centre.



La recherche

La connaissance et la compréhension de ce rachitisme sans carence vitaminée sont capitales pour prévenir et soigner cette affection. Pour cela, nous menons des études sur les causes et le traitement du rachitisme.

Nous avons mis en place un groupe de recherche sur le rachitisme : le “Convergence Rickets Group”.

Coordonné par le Dr T. Craviari, il réunit les meilleurs spécialistes internationaux du rachitisme dont les Pr P.Ficher (USA), J. Pettifor (Afrique du Sud), C. Meisner (Bangladesh), les Dr J. Arnaud (France) et T. Thacher (Nigeria).
Les objectifs sont de faire reconnaître le rachitisme comme un problème de santé publique au Bangladesh et de faire progresser la connaissance de la maladie.

Une conférence sur le rachitisme a permis de réunir tous ces intervenants à Dacca en janvier 2006.



La prévention

Prévenir le rachitisme est aujourd’hui une urgence car la maladie s’étend et touche déjà près de 10 % des enfants.

En collaboration avec les écoles, les dispensaires gouvernementaux et les organisations locales, nous avons mis en place depuis 2007 un large réseau de prévention et de dépistage précoce du rachitisme.

A un stade précoce, la guérison peut être obtenue simplement par l’augmentation du calcium dans l’alimentation: c’est le rôle du conseil nutritionnel. A un stade plus avancé de la maladie, le traitement devient beaucoup plus complexe et coûteux.




Les soins aux enfants handicapés

La consultation, assurée en grande partie de façon autonome par l’équipe locale, permet de soigner des milliers d'enfants handicapés. Pour le rachitisme, un protocole de traitement a été mis au point. Ce traitement est gradué en fonction de l'âge des enfants et de l'importance de la déformation : conseil nutritionnel, apport de calcium, attelles, chirurgie.
Pour les autres causes de handicap (pieds bots, brûlures, poliomyélites, fractures, infirmité motrice d’origine cérébrales...) des soins de kinésithérapies sont réalisés. Les différentes productions de l'atelier : chaussures orthopédiques, attelles, béquilles, fauteuils roulants… transforment la vie quotidienne de ces enfants.



La chirurgie


Les enfants les plus atteints relèvent d'un traitement chirurgical. Depuis 2002, environ 50 enfants sont opérés
chaque année : rachitisme, pied bot, séquelles de brûlures, de poliomyélite, de fractures, d’infections...


Une équipe d’AMD composée du Dr Craviari, du Pr Jouve, de Mme Ibanez et de M. Sotteau coordonne ce volet chirurgical.
Les opérations transforment la vie des enfants.
Cependant, les conditions d’intervention de l’hôpital mère de Chittagong restent précaires.

Pour diminuer le risque chirurgical, nous développons depuis 2007 un véritable partenariat avec l’hôpital pour améliorer les infrastructures, l’équipement et la formation du personnel.
Ce projet bénéficiera à nos petits patients et à tous les enfants hospitalisés.


Ce  programme  est mené en partenariat avec la SARPV (association du Bangladesh qui s’occupe du handicap) et l’ONG grenobloise Kinésithérapeutes du Monde. Depuis 2001, nous avons reçu le soutien du Ministère français des Affaires Etrangères, des fondations Michelham, AnBer, Children Action, Alliance, Frères d’Espérances, et Gloria Mundi, le soutien du Rotary International, des clubs Rotary de Voiron et  de Gap, de Sodexho ainsi que de nombreux donateurs privés.
 

  


Devenez “parrain solidaire”

Les soins aux enfants sont coûteux pour des familles souvent très pauvres.
C’est pourquoi nous avons développé une “Solidarité Médicale Internationale” (SMI). Ce concept consiste à faire participer les familles en fonction de leurs moyens financiers, la part restante étant à la charge de “parrains solidaires”.
La SMI garantit :
- aux enfants de recevoir des soins de qualité, une aide à la scolarisation et si besoin une aide nutritionnelle.
- aux soignants d’être rémunérés pour leur travail par un salaire décent et motivant.
- aux parrains solidaires que leur don est utilisé dans le programme pour les enfants les plus démunis.

 
 
 
Pour en savoir plus:
 
 
FICHE RESUME PROGRAMME 
Activité

Lutte contre le handicap, Education nutritionnelle, Rééducation, Chirurgie orthopédique 

Localisation

Chakaria, Chittagong

Partenaires

SARPV, Kinés du Monde

Financement

Fonds privés

Coordination du projet

Dr Thierry Craviari, Dr Bernard Parent, Mme Sabine Vilmin

Budget global

100 000 € environ par an (2002-2012) 

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